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La ligne de lumière PUMA accueille ses premières utilisatrices

par Fanny Dubray - publié le , mis à jour le

Le 13 février 2019, Alessandra Gianoncelli (Ligne de lumière TwinMic à Elettra Sincrotrone, Trieste, Italie) et Simona Raneri (Université de Pise, Département des Sciences de la Terre, Italie) ont effectué la première expérience d’utilisateurs sur la ligne PUMA (Photons Utilisés pour les Matériaux Anciens).

La ligne PUMA, qui présente la particularité d’être optimisée pour les communautés des Matériaux Anciens, a ouvert sa première station expérimentale. Celle-ci est consacrée à l’imagerie en 2D avec un faisceau de rayons X durs micro-focalisé. Les techniques d’analyse qui y sont proposées sont la spectroscopie de fluorescence X (XRF), la structure d’absorption des rayons X au voisinage d’un seuil (XANES) et la diffraction de poudre avec les rayons X (XRD). La ligne PUMA est opérée par Sebastian Schoeder, Tulin Okbinoglu et Angélique Rouquié. La construction de la ligne a été financée par la région Île-de-France et le ministère de la recherche.

A. Gianoncelli et S. Raneri utilisent la XRF et le XANES, au seuil K du fer et à 18 keV avec une taille de faisceau de 3 µm pour étudier deux jeux d’échantillons, obtenus dans le cadre d’une collaboration avec les Professeurs Barone et Mazzoleni de l’Université de Catane (Italie).

Les premiers échantillons, des céramiques noires brillantes, proviennent du Musée de Gela en Sicile. La cartographie de leur composition chimique fournira de nouveaux indices sur la technique de fabrication et l’origine de ces objets produits aux VI-Ve siècle avant Jésus Christ entre la Grèce et les colonies du sud de l’Italie.

Le second jeu d’échantillons est constitué de fragments de terre cuite polychrome de la même période, découverts lors de fouilles dans le Palatin et le Forum romain et conservés au Parc Archéologique du Colisée à Rome. Les données collectées sur les pigments et techniques de peinture utilisés fourniront des hypothèses sur l’attribution de ces artefacts à des peintres étrusques, grecs ou grecs siciliens. Elles permettront de tracer l’éventuelle circulation des marchandises, des artisans et des procédés technologiques en Italie centrale.


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