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Accueil > Événements scientifiques > Journée nationale E-RIHS - 31 mai 2016

Journée nationale de présentation de l’infrastructure de recherche E-RIHS

31 mai 2016 - Ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche

par Susanna Holowati - publié le

Le programme de la journée et l’article de Nathaniel Herzberg, paru dans Le Monde du 8 juin, sont disponibles à la fin de cet article.

Synthèse de la journée

La rencontre du 31 mai 2016 a été organisée suite à l’inscription de l’infrastructure E-RIHS (European Research Infrastructure on Heritage Science) sur la feuille de route des infrastructures de recherche 2016 de l’État français et de la Commission européenne, annoncée en mars 2016.

La phase préparatoire d’E-RIHS vise à mettre en place la structure pérenne associant compétences et instruments scientifiques de pointe au service de la recherche sur le patrimoine matériel, culturel ou naturel, et de sa conservation pour les générations futures. Dans ce cadre, les intervenants de la journée du 31 mai ont présenté le projet scientifique de l’infrastructure, les apports envisagés en matière de mise à disposition d’outils et de compétences, ainsi que les nouveaux enjeux interdisciplinaires : approche réflexive, traitement et conservation des données. Un large temps a été dévolu aux échanges, nombreux, avec la salle. Plus d’une cinquantaine de laboratoires français étaient en effet représentés (voir liste à la fin de ce résumé).

La journée a été ouverte par Jacques Dubucs, directeur scientifique du secteur des sciences de l’homme et de la société à la direction générale de la recherche et de l’innovation du ministère de l’enseignement supérieur et de la recherche (MENESR), et Marie-Christine Labourdette, directrice chargée des musées au ministère de la culture et de la communication (MCC).

Bruno Brunetti a donné la conférence d’ouverture. Il a rappelé l’évolution des projets européens qui se sont attachés à étudier le patrimoine matériel dans toutes ses dimensions (LABS-TECH, EU-ARTECH, CHARISMA, IPERION CH). Il a ensuite dressé un panorama des techniques mises à disposition et développées dans le cadre de ces projets, tout en soulignant l’importance de mettre en place des approches interdisciplinaires, les seules à même d’aborder les objets dans toute leur complexité. Les coordinateurs d’E-RIHS France ont présenté le projet dans ses dimensions institutionnelles et scientifiques, ainsi que des pistes de réflexion pour que les coordinateurs puissent consolider la position française auprès des partenaires européens.

Les intervenants des deux tables rondes ont présenté des outils de pointe d’étude du patrimoine culturel et naturel, qu’il s’agisse des grandes infrastructures (synchrotron, analyse par faisceaux d’ion, mesure du carbone 14), d’outils mobiles (techniques de spectroscopie de terrain notamment), etc. Les interventions ont insisté sur l’importance de l’interdisciplinarité comme levier favorisant l’avancement des connaissances sur les matériaux anciens, et sur les différents modes d’articulation entre fournisseurs d’accès pour fluidifier les modalités d’accès à l’infrastructure E-RIHS par ses futurs utilisateurs.

Les principaux échanges avec la salle ont porté sur les besoins de formation (formation des chercheurs et des doctorants, formation professionnelle, formation sur l’instrument), l’information des laboratoires sur la mise en place d’E-RIHS, les liens entre l’infrastructure E-RIHS et les universités, le financement (moyens et méthodes ; notamment l’utilisation des fonds structurels), la mise à disposition des données et le développement de nouveaux outils. L’intérêt de construire une « chaîne opératoire complète » permettant un accès facilité aux outils dans une approche cohérente du terrain, au laboratoire ou au grand instrument, a été souligné.

Maria Douka, conseillère pour les infrastructures de recherche et la coopération européenne et internationale auprès du ministre grec de la recherche et de l’innovation, est intervenue en fin de journée pour rappeler que la construction d’une infrastructure européenne de recherche est un processus long et dynamique, qui requiert une coordination efficace entre les acteurs impliqués, notamment les fournisseurs d’accès. En Grèce, du fait de la richesse de son patrimoine culturel le développement d’infrastructures de recherches régionales avec les pays voisins de la Méditerranée, ainsi que la « diplomatie scientifique », ont été identifiés comme des moyens favorisant le développement de nouveaux partenariats internationaux.

Les discours de clôture ont été prononcés par Gabriel Chardin, président du comité des TGIR du CNRS et par Maryline Laplace, chef du service de la coordination des politiques culturelles et de l’innovation au ministère de la culture et de la communication.

Cette journée de présentation d’E-RIHS a ainsi inauguré une série de journées d’information et d’échanges, qui seront désormais organisées une fois par an pour rendre compte de l’avancement du projet. Par ailleurs, une liste de diffusion, rassemblant l’ensemble des personnes intéressées par E-RIHS sera établie ; une newsletter sera périodiquement publiée. Enfin, des groupes de travail thématiques, en lien avec le projet européen, seront mis en place.

Bilan quantitatif de la journée

  • 201 inscrits.
  • Représentants des ministères (Recherche et Culture), des collectivités locales (Région IDF), ainsi que plusieurs collègues étrangers (IT, BE, DE, HE, UK).
  • Laboratoires et institutions du CNRS, du Ministère de la Culture, des universités et d’autres organismes / établissements de recherche (Inria, CEA, INRAP, BRGM, Synchrotron SOLEIL). 22 universités et écoles d’Île-de-France (Paris-Sud, UPMC, UVSQ, CentraleSupélec, Cergy-Pontoise, Créteil, ENS Cachan, EHESS, EPHE, Ecole nationale des chartes, Evry, INALCO, Nanterre, Paris I), de province (Aix-Marseille, Bordeaux, Grenoble Alpes, Lille, ENS Lyon, Toulouse, Tours, Reims) et de l’Union européenne.
  • Plusieurs musées : MNHN, musée du Louvre, centre Georges Pompidou, musée de Cluny, Cité de la musique, musée de l’Orangerie, musée national des châteaux de Versailles et de Trianon, musée Picasso), ainsi que des institutions patrimoniales : Centre des monuments nationaux, Institut national du patrimoine, Fondation des sciences du patrimoine, services d’archives.
  • 53 laboratoires* (unités mixtes, équipes d’accueil, etc.) dont un nombre significatif a été représenté par un membre de leur direction :

*AASPE, AGORA, Arc’Antique, ArScAn, C2RMF, CESR, CICRP, CNP, CR2P, CRC, CREAM–LACNAD, CSNSM, DAVID, DYPAC, EAE, ETIS, GEGENAA, GEMaC, HALMA, HNHP, ICSN, IDHES, IDRIS, ILL, ILV, IMPMC, IN2P3, Institut Jacques Monod, Institut Néel, IPANEMA, IRAMAT, LAMOP, LAMPEA, LETIAM, LISA, LISL, LMC14, LPMS, LPPI, LRMH, LSCE, MAP, MCAM, Musée de la musique, NIMBE, Orient & Méditerranée, PACEA, PALGENE, PHENIX, SATIE, SOLEIL, TRACES, Trajectoires

  • Plusieurs participants issus de structures privées (restauration, analyse, édition).
  • Journalistes.

Article de Nathaniel Herzberg, Le Monde

Programme de la journée

Comité d’organisation

  • Loïc Bertrand
  • Isabelle Pallot-Frossard
  • Sophie David
  • Susanna Holowati
  • Irini Paltani-Sargologos

La journée a été coorganisée par le laboratoire IPANEMA (Institut photonique d’analyse non-destructive européen des matériaux anciens) et le Centre de recherche et de restauration des musées de France (C2RMF).

Soutiens

La journée a reçu le soutien du ministère de la Recherche et de l’Enseignement supérieur, du ministère de la Culture et de la Communication, du CNRS, de l’Université de Versailles Saint-Quentin-en-Yvelines et du projet IPERION CH.


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